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On compte plus de 300 masters et licences professionnelles enseignés dans les différents établissements du pays. Se lancer dans une formation de troisième cycle doit répondre avant tout à un besoin de développement.
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On compte plus de 300 masters et licences professionnelles enseignés dans les différents établissements du pays. Se lancer dans une formation de troisième cycle doit répondre avant tout à un besoin de développement.
Du marketing à la finance, en passant les RH et le management, les écoles proposent de plus en plus de masters, mastères spécialisés, licences professionnelles voire aussi des MBA. Pourquoi un tel engouement ?
Les établissements d'enseignement supérieur ont, ces dernières années, multiplié les initiatives pour être en phase avec le monde du travail. Peut-être que les chantiers ouverts pourraient aboutir dans les années à venir.
Plus précisément, depuis la réforme de 2003 portant sur l'organisation de l'enseignement supérieur, les écoles et les universités se sont lancés dans un processus de diversification des formations diplômantes, notamment les masters spécialisés, masters académiques et autres licences professionnelles. Pour preuve, on compte plus de 300 masters et licences professionnelles enseignés dans les différents établissements du pays.
Autre facteur important, les étudiants ne se limitent plus à une formation initiale. Beaucoup d’entre eux cherchent aujourd’hui à se spécialiser dans un domaine particulier.
Ainsi, l'offre des filières des écoles et universités de la place vont des formations classiques en gestion d'entreprise, finance, marketing, droit jusqu'à la nouvelle vague de thèmes comme le management de l'environnement et du développement durable, biodiversité, achat et logistique, management sportif...
Le seul problème, il est n'est pas toujours aisé de différencier les bons des mauvais cursus. Malgré toutes les promesses, il peut arriver qu'on s'ennuie dès les premiers cours, tout simplement parce que les contenus réels des programmes sont loin des attentes. L’autre problème est que, même si les entreprises privées les acceptent sans rechigner, les autorités rechignent toujours à reconnaître la validité de certains diplômes.
La formation doit avant tout répondre à un besoin et non pour avoir un label
Dans tous les cas, avant de se lancer, il faut cependant savoir qu'une formation doit répondre à des besoins spécifiques, précise toutefois Said Benamar, responsable MBA et masters professionnels et formation continue de l’Université internationale de Casablanca (UIC). Si ce n'est pas le cas, les conséquences peuvent être désastreuses. En d'autres termes, il faut qu'elle permette d'acquérir une compétence supplémentaire utile pour le développement de la carrière.
Quel critère retenir pour choisir sa formation ? « Le contenu de la formation et l’organisation des enseignements sont importants mais il ne faut pas oublier les débouchés de la formation », poursuit M. Benamar.
A noter toutefois qu’entreprendre un master ou un MBA représente une énorme charge de travail, une mise entre parenthèses de sa vie privée pendant une ou plusieurs années, selon le type de programme choisi.
De manière générale, les programmes sur un an sont plus intensifs que les programmes sur deux ans qui nécessitent surtout beaucoup de temps.
Une formation de troisième cycle doit avant tout répondre à un besoin et non pour avoir juste le label d'une université étrangère sur son CV. En d'autres termes, il faut qu'elle permette d'acquérir une compétence supplémentaire utile pour le développement de la carrière. « On doit donc considérer un troisième cycle comme un tremplin», précise la même source.
Chercher une double compétence
Aujourd’hui, tous les spécialistes du recrutement vous diront que pour développer davantage son employabilité, il faut orienter s’orienter vers une formation à double compétence. La bonne formule consiste aussi à développer sa polyvalence. Par exemple, si on est de formation technique ou scientifique, pourquoi ne pas compléter par une formation à forte dominante commerciale ou financière.
Si vous avez choisi une formation en finance, il faut distinguer entre plusieurs options: la finance de marché, finance d’entreprise, contrôle de gestion, audit… C’est pourquoi, il faut faire l’effort de rechercher ce que vous voulez vraiment faire, de connaître les métiers, l’environnement du poste…
De même, il ne faut pas oublier que les diplômes sont périssables et qu'il faut fréquemment actualiser ses connaissances au fil des ans.
En ce qui concerne les opportunités d'emploi, il convient de souligner que les recruteurs et autres employeurs ont tendance à pister les personnes qui ont suivi une formation à l'étranger. Ces dernières sont avantagées par leur expérience étrangère ainsi que l'enrichissement sur le plan culturel et linguistique. Le seul problème, tout le monde ne peut pas opter pour une formation à l'étranger, notamment pour des raisons de coût.
La Vie éco
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2011-06-15